Anthologie subjective de la musique américaine #5

The Sonics, Strychnine, 1965

Un pur moment de rock’n’roll. Dès les 5 notes de l’intro, tout sature. Les grattes, la voix, le sax. Les paroles saturent aussi (« Y’en a qu’aiment l’eau, y’en a qu’aime le vin, moi j’aime le goût de la strychnine pure… »). Le refrain est pas piqué des vers non plus (« le vin, c’est rouge, le poison, c’est bleu, la strychnine c’est bon pour c’que t’as » ça a le mérite d’être clair, car, si la strychnine est un poison, c’est aussi, à faibles doses, un puissant stimulant, Izzat Artykov, pour ne citer que lui, en sait quelque chose). Salué comme le premier groupe proto-punk américain, révérés par leurs descendants (The Cramps, The Fuzztones, L7 et consorts), les Sonics ont sortis un album en 2015 après un hiatus de plus de 40 ans. Strychnine is good.

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