Anthologie subjective de la chanson francophone #5

Charles Trenet : Le grand café (1938)

Charlot, c’est le Homère de la chanson française. Avant lui l’auteur-compositeur-interprète n’existe pas. Des sociétés d’édition ont des auteurs et des compositeurs sous contrat, on édite des partitions et tous ceux qui veulent chanter le produit de ces associations le peuvent. Il n’y a pas ou peu de distribution phonographique, pas de radio, encore moins de télévision, ce qui rapporte, c’est l’édition de partitions et leur vente. Si une chanson est chantée par 7 personnes différentes dans sept lieux en France, on vendra plus de partition, et l’affaire sera plus rentable. Avec Trenet, c’est fini. Si, au départ, il « vend » ses chansons à des interprètes, c’est bien vite lui et sa fantaisie exubérante qui semble à même de rendre justice à ses compositions. Avec Le grand café, on est dans le registre de la chanson à chute, registre bien oublié désormais, de la chanson légère mais proprement œuvrée. De la bien belle ouvrage.

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