Nobel Bob #1

On ne va pas se demander ici si Bob est légitime, s’il est l’héritier d’Homère, de Woody Guthrie ou de Perry Como, chantons simplement la gloire du premier Nobel que tout le monde connaît et que personne n’a lu !

 

Isis (album Desire, 1975)

La chanson a souvent été introduite en concert comme “une chanson sur le mariage”. La conception de l’engagement matrimonial selon Bob est dans le premier couplet : « J’ai épousé Isis le cinquième jour de mai / mais je ne pouvais pas rester avec elle très longtemps / alors j’ai coupé mes cheveux et je me suis barré / vers le pays sauvage et inconnu où je ne pouvais pas me tromper ». Après la chronique du naufrage de son mariage avec Sara dans Blood on The Tracks (1972), Bob redevient le sphinx aux one-liners qui tuent  (« Je lui donnais une couverture, il me donnait sa parole / Je lui ai dit « où va-t-on ? », il m’a dit qu’on serait revenu le 4 / j’ai dit ça c’est une bonne nouvelle »). Isis c’est l‘histoire d’un gars qui se marie, qui part, qui rencontre un autre gars qui l’emmène chercher un trésor dans les pyramides de glace du grand nord, et ça dure un moment, le deuxième gars meurt et Bob se rend compte que le type faisait juste ça pour être sympa, alors il rentre retrouver Isis. Dit comme ça, ça sonne pas terrible, mais quand Bob le chante pendant 5 bonnes minutes sur les 3 mêmes accords, c’est un mantra beatnick à nul autre pareil !

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s