Anthologie subjective de la musique américaine #10

Gillian Welch : Caleb Meyer (Hell Among The Yearlings, 1998)

ON a beaucoup ennuyé cette pauvre Gillian outre-Atlantique parce que, née dans un foyer californien proto-bobo, néo hippie, elle n’aurait pas eu la légitimité pour chanter le son des Appalaches et du High Lonesome. F..k it. Ici, chez nous, on s’en fout, on sait même pas qui c’est, Gillian Welch. Bah voilà, Caleb Mayer, c’est une chanson qui pourrait être des années 20-30, c’est l’histoire d’un viol. Une fille est seule dans sa ferme un soir, son voisin bourré se pointe, la chope par les cheveux et la traîne dans l’herbe. Elle chope un tesson de bouteille et lui tranche la gorge. Wow, on dirait du Jimmie Rodgers, c’est beau comme la Carter Family. Gillian retrouve la violence et la pureté de la country originelle. Elle n’a pas besoin de légitimité pour chanter, elle le fait !

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