On sait jamais comment i’s’appellent #5

Ils ont les deuxièmes voire les troisièmes rôles, ils ont des tronches, des voix (quand ils ont quelques lignes), ils meurent à la deuxième bobine, se prennent des baffes ou les pieds dans le tapis, on connait leurs visages, rarement leurs noms. Les Agafarots réparent cette injustice (car les Agafarots n’aiment pas les injustices).

Julien Carette (1897-1966):

C’est dur d’imaginer Julien Carette sans un clope au bec (pour les plus jeunes, ceux qui n’ont jamais vu un film en noir et blanc en prime time sur une grande chaîne nationale, c’est dur d’imaginer Julien Carette tout court). Et cela lui fut fatal. Comme le rappelle Georges Perec dans le fabuleux Je me souviens, « Je me souviens que Carette est mort parce qu’il portait une chemise en nylon et qu’il s’était endormi avec une cigarette. »Grand second rôle en noir et blanc, il a participé aux chefs d’œuvres de Jean Renoir, aux panouilles de Gabin, aux facéties des frères Prévert, il a travaillé avec pratiquement tout le cinéma français des années 30 aux années 60.

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