On sait jamais comment i’s’appellent #6

Ils ont les deuxièmes voire les troisièmes rôles, ils ont des tronches, des voix (quand ils ont quelques lignes), ils meurent à la deuxième bobine, se prennent des baffes ou les pieds dans le tapis, on connait leurs visages, rarement leurs noms. Les Agafarots réparent cette injustice (car les Agafarots n’aiment pas les injustices).

Jack Elam (1920-2003)

Avec son œil qui vole les pommes et l’autre qui regarde si le fermier arrive, Jack Elam n’a pas tellement donné dans le rôle de gentil garçon. Parmi la multitude de films au sein desquels il officia de ses débuts au mitan des années 40 à ses adieux en 1995, il porte dans la majorité des cas un Stetson vissé sur le crâne et un colt à la ceinture. S’il a participé à nombres de chefs d’œuvres du western, il ne me semble pas qu’il arrive jamais vivant au générique de fin (même dans Bonanza, c’est dire). Il a théorisé de manière assez concise la carrière de l’acteur de second plan dans ce qu’on pourrait appeler le théorème de Jack Elam en 5 étapes :

Etape 1 : « C’est qui, Jack Elam ? »

Etape 2 : « Il me faut Jack Elam ! »

Etape 3 : « Je voudrais un type dans le genre de Jack Elam. »

Etape 4 : « Il me faudrait Jack Elam, mais en plus jeune »

Etape 5 : « C’est qui, Jack Elam ? »

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