On sait jamais comment i’s’appellent #7

Ils ont les deuxièmes voire les troisièmes rôles, ils ont des tronches, des voix (quand ils ont quelques lignes), ils meurent à la deuxième bobine, se prennent des baffes ou les pieds dans le tapis, on connait leurs visages, rarement leurs noms. Les Agafarots réparent cette injustice (car les Agafarots n’aiment pas les injustices).

Maurice Biraud (1922-1982)

On se rend pas bien compte de là où on se tient, mais Maurice Biraud, dit Bibi, fut longtemps l’ami public n°1 et un grand pote d’Audiard (qui, comme tous ses grands potes, était aussi un bon réservoir à punchlines (comme on ne disait pas encore) pour le dialoguiste). Homme de radio, suiveur du Tour de France, chanteur occasionnel, acteur de complément, on le connaissait aussi pour ses participations aux Jeux de 20h, sorte de TPMP intelligent (que voici un bel oxymore) certifié ORTF des années 70. Parti trop tôt—à 60 piges, le même jour que Louis Aragon et comme on a pas tous les jours un poète communiste mort à se mettre sous la dent, pas la peine de préciser que son décès passa à l’as dans les médias.

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