Florilège personnel et désordonné du cinéma mondial #1

Le parrain ( The Godfather, Francis Ford Coppola, 1972)

Le Parrain, c’est un malentendu. Personne ne veut que Coppola le réalise (Sergio Leone, Peter Yates, Richard Brooks et Constantin Costa-Gavras sont approchés, tous refusent), personne ne veut de Brando dans le rôle de Vito Corleone (Ernest Borgnine et Laurence Olivier sont évoqués, Sir Olivier refuse arguant de sa santé déclinante et du fait qu’il va « bientôt mourir » ce qu’il fera effectivement…18 ans plus tard), personne ne veut de Pacino dans le rôle de Michael Corleone (Robert Redford ou Ryan O’Neal sont les premiers choix des studios–Ryan O’Neal, je rêve–Jack Nicholson, Dustin Hoffman, Warren Beatty, Martin Sheen sont auditionnés, Coppola, enfin validé par la production, refuse de faire le film si Pacino n’est pas choisi.)

C’est vrai que Brando, à 48 ans est sur la touche tant il a sabordé sa carrière et ses derniers films à force, au choix, de caprices de stars, de retards, de cabotinage forcené. Il faut dire aussi qu’à l’époque, Alfredo James Pacino n’a que deux films sous le coude, un 5eme rôle dans une panouille et un rôle de junkie à coupe au bol dans Panique à Needle Park. Mais quand toutes les pièces du puzzle se mettent enfin en place, la mise en scène ultra-classique (on dirait un épitomé du cinéma classique hollywoodien) et la musique de Nino Rota emballent le tout et en font, n’ayons pas peur des mots, un chef d’oeuvre.

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