POURQUOI?!?!? #1

  • Les 7 Mercenaires (The Magnificent Seven), Antoine Fuqua 2016)

Les 7 mercenaires, honorable western sixties de John Sturges, sympathique factotum des studios hollywoodien, capable du meilleur (Un homme est passé (Bad Day at Black Rock), 1955 avec Spencer Tracy, 80 minutes toutes serrées avec pas un poil de gras), du bon film du dimanche soir (La grande évasion (The Great Escape) 1963, avec un Steve McQueen en roi du frigo et de la motocyclette) comme du moyen (La proie des vautours (Never So Few), 1959, un véhicule pour Sinatra) était déjà un remake du chef d’œuvre d’Akira Kurosawa, les 7 samourais (Shichinin no samurai) 1954. On baissait d’un cran entre la version japonaise (explicitement inspiré des westerns américains) et la version américaine, mais comme il y avait Yul Brynner, Steve McQueen, James Coburn et Charles Bronson ça passait sans souci. Mais là…Denzel est tout en dent, Chris Pratt a une seule expression à son actif, les autres sont à l’avenant, seuls Vincent d’Onofrio en trappeur illuminé et Ethan Hawke en ancien combattant hanté tirent leur épingle du jeu. Faire du pueblo surchauffé une ville de fermiers menacée par un capitaliste sauvage (au lieu des bandidos mexicains) prêt à tout (vraiment) pour acquérir leur terre a sans doute une résonance plus actuelle, mais, personnellement, la résonance actuelle des 7 mercenaires, c’est pas ce qui me motive au premier chef. Pas glamour, filmé à la va comme j’te pousse, pas très tendu, les 7 mercenaires de Fuqua, c’est une purge.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s