Les faces B de Georges #6

On a pris un Best Of tout simple (ou peut-être était-il double?) de Georges B. et on ne parlera ici que des chansons qui n’y figurent pas, en trichant un peu, parfois, parce que, comme c’est nous qui faisons les règles, on peut les transgresser un peu.

La légende de la nonne (1956)

Victor encore, pour un texte encore plus obscur, avec, dans le dernier couplet, un « Saint Ildefonse, abbé, voulut » qu’enfant, je prenais pour un mot unique. La légende de Padilla del Flor est l’histoire morale d’une rebelle en son genre : « Il est des filles à Grenade,/ Il en est à Séville aussi, / Qui, pour la moindre sérénade, / À l’amour demandent merci ; / Il en est que parfois embrassent, / Le soir, de hardis cavaliers. […]Ce n’est pas sur ce ton frivole / Qu’il faut parler de Padilla, / Car jamais prunelle espagnole / D’un feu plus chaste ne brilla ; / Elle fuyait ceux qui pourchassent / Les filles sous les peupliers. » Et la voilà qui se fait nonne, mais c’est bien sûr là que Cupidon intervient. L’ amour coupable de la novice pour « un fier brigand de la contrée » sera bientôt puni par les foudres divines et l’histoire exemplaire pour ce bon vieux Saint Ildefonse est prise à rebours par Victor et Georges. Ils n’ont que faire de la fière et prude Padilla mais admirent tous deux l’amoureuse éperdue, foudroyée et romantique en diable !

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s