Anthologie subjective de la musique américaine #18

Jimmie Rodgers, Gambling Bar Room Blues (1932),

C’est le retour du serre-frein chantant avec une chanson hallucinante : tout le monde y picole tout le temps et bien entendu, nous sommes en pleine prohibition. Même le flic des couplets 3 & 4 a une bonne descente. Mais c’est pas le pire, je cite : « On a continué à boire du gin et de la gnôle jusque tard dans la nuit / Pis mon pote est arrivé dans le bar et on s’est salement battu / J’ai chopé mon rasoir et on s’est mis des pains / mais quand j’ai sorti mon flingue, j’l’ai fumé rapidement » ça fait froid dans le dos. A la même époque, par chez nous, les voyous des chansons réalistes mettent les filles sur le macadam et jouent du surin, mais il n’y a pas cette violence alcoolisée qui, de plus n’a aucune importance : quand un flic le serre dans la rue, ils finissent par aller picoler ensemble, rejoints peu après par la petite amie du « héros », peu avant que ce dernier ne brûle le dur pour la Floride ou la Californie. Pas de remords, pas d’espoir que la fuite. Elle est ouokènouol la country des 30’s, pure bad ass !

En bonus, une version classieuse de John Mellencamp en 1999 :

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s