Florilège personnel et désordonné du cinéma mondial #2

Il était une fois en Amérique (Once Upon a Time in America, Sergio Leone, 1984)

Fat Moe : « Qu’est-ce que tu as fait toutes ces années »

Noodles : « Je me suis couché tôt… »

En deux lignes de dialogues, Sergio Leone fait entrer Proust dans le film de gangster et signe son ultime chef d’œuvre et le plus grand film du monde. La musique de Morricone est grandiose, le maquillage de De Niro vieux est poucrave, mais on s’en moque, les plans sont majestueux, la scène du gâteau à la crème me fait chialer de bonheur à chaque fois et même le pathos de la mort de Little Dominic et son « Noodles, I slipped » me noue la gorge à chaque vision. C’est le film qui a eu la peau de Sergio. Il bossait dessus depuis les années 60, il a eu un mal de chien à trouver l’argent pour le monter et tout ça pourquoi ? Pour que les Américains remontent sa fresque qui ne cessait d’aller du présent au passé (Let’s Proust again) en une sorte de gros téléfilm chronologique, en coupent 3 bons ¼ d’heure, l’assassinent dans la presse—c’est normal, tu prends la Joconde, tu lui mets la tête en bas, des plumes ailleurs et du papier à fleur comme décor et tu peux dire que c’est une croute—et en fassent un gros flop ($5M d recettes pour $30M de budget, oups). Du coup, Sergio ne réalisera jamais son Leningrad ni rien d’autre d’ailleurs.

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