Anthologie subjective de la chanson francophone #16

Yves Simon :Les gauloises bleues (1972)

Yves, c’est notre beatnick tardif, notre contre-cultureux présentable. Grosse influence Dylan (name dropping mêlant allègrement Duke Ellington et Verlaine, Boris Vian et Rimbaud et picking qui tue) et musique américaine en général. Dégaine de poète mal rasé, chemises indiennes, il fait tâche, l’Yves, au milieu des brushings impeccables de ses collègues—dont celui d’un autre Yves, nettement moins débraillé– et de leurs chemises à paillettes ouvertes sur des torses uniformément velus. Signe des temps (comme disait Prince), on clope dans la chanson d’Yves, qui aujourd’hui, et pour cause, ne passe plus guère en radio, contrairement au plus inoffensif diabolo menthe.

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