Anthologie subjective de la musique américaine #19

Townes Van Zandt : Pancho & Lefty, 1972

Pancho & Lefty est à la country ce que Les Feuilles Mortes est au jazz (sous le titre Autumn Leaves) ou Les Copains d’Abord à la chanson française : il ne se passe pas 24h sans qu’un groupe obscur ou non ne l’entonne sur la scène d’un roadhouse miteux ou du Carnegie Hall. Une chanson bancale qui, comme le dit son auteur, feu le grand Townes Van Zandt* (1944-1997), sortit de nulle part. Elle commence par un bout de dialogue entre deux hobos qui croyaient que brûler le dur c’était la liberté, mais dont la peau est désormais dure comme le fer et l’haleine sent le kérosène. Puis elle enchaine sur la cavale de deux desperados, dont Pancho qui meurt dès le 2eme couplet dans le désert mexicain tandis que Lefty, son acolyte, est étrangement absent. Le jour où son pote est tombé, il est parti pour l’Ohio où il survit désormais dans des hôtels miteux en attendant la mort. Western trahison et tragédie en 3’40 chono, Townes est grand !

  • : The Late Great Townes Van Zandt est le titre ironique de l’album où se trouve le 1er enregistrement de Pancho & Lefty, beaucoup moins ironique depuis le 1er janvier 1997.

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