Clint #4

« And I looked, and behold a pale horse: and his name that sat on him was Death, and Hell followed with him. » Book of Revelation, chapter 6, verse 8

« Je regardai, et voici, parut un cheval d’une couleur pâle. Celui qui le montait se nommait la mort, et l’Enfer suivait après lui. » Apocalypse, 6, 8

Pale Rider, le cavalier solitaire (Pale Rider, Clint Eastwood, 1985)

Pale Rider vient de la Bible, donc, et pas mal aussi de L’homme des vallées perdues (Shane —bonheur de la traduction une fois de plus—George Stevens, 1953) dans lequel Alan Ladd et son mètre 53 descendait d’on ne sait-où pour mettre la pile à un gang qui terrifiait des fermiers avant de disparaitre dans le couchant tel un Lucky Luke en Technicolor. La version Clint est plus hiératique et les couleurs tirent plutôt vers l’ocre et le sépia. Les paysans ont fait place aux chercheurs d’or, le gang à une famille de gold diggers industriels et le petit garçon fasciné par Shane à une adolescente dont la fascination est, hum, plus sensuelle, et partagée par sa mère (là, ça ne change pas trop). Clint dessert à peine les lèvres, arbore des cicatrices qui correspondent bizarrement aux blessures qu’il inflige, apparait tel un mirage dans la plaine avant de retourner au néant. A l’époque de Pale Rider, faire un western était encore plus incongru qu’aujourd’hui. Mais déjà Clint faisait ce qu’il voulait…

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