Georges, Face B #9

On a pris un Best Of tout simple (ou peut-être était-il double?) de Georges B. et on ne parlera ici que des chansons qui n’y figurent pas, en trichant un peu, parfois, parce que, comme c’est nous qui faisons les règles, on peut les transgresser un peu.

Le vin (1957)

Ils sont venus, ils sont tous là, faut dire que le titre est fédérateur. René Louis Lafforgue avec sa veste de bucheron, René Fallet assis sur la table, et ça clope et ça boit, c’est la télé d’avant la loi Evin. La chanson elle-même serait interdite d’antenne aujourd’hui—comme quoi l’évolution des mœurs n’est pas toujours un progrès. Faut bien avouer qu’il n’y met pas du sien : pinard dans le biberon, coulant dans les veines et hécatombe prévue s’il venait à envahir le lit de la Seine. Et on ne parle pas ici de grand(e)s cru(e)s mais « du gros bleu qui tâche ». Brassens et le rouquin, c’est une certaine idée de la France (et du blues, « Le vin » c’est ce qui se rapproche le plus du blues dans la France de 1957), aujourd’hui révolue. C’est la contribution du barde sètois à la chanson à boire.

C’est aussi une chanson extraite du film Porte des Lilas (René Clair, 1957) seule apparition du grand Georges au cinéma (ceux qui l’ont vu savent pourquoi)  sur un scénar tiré de René Fallet. Pas un chef d’œuvre… Brassens n’est pas un acteur, il ne peut représenter quelqu’un d’autre (ce qui ne veut pas dire qu’il est toujours lui-même, mais qu’il incarne toujours le même Georges Brassens). C’est bien ce qu’ils ont essayé de faire avec le rôle de l’Artiste (il n’a même pas de nom). Mais il faut se rendre à l’évidence : ça marche moyen…

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