On sait jamais comment i’s’appellent #12

Ils ont les deuxièmes voire les troisièmes rôles, ils ont des tronches, des voix (quand ils ont quelques lignes), ils meurent à la deuxième bobine, se prennent des baffes ou les pieds dans le tapis, on connait leurs visages, rarement leurs noms. Les Agafarots réparent cette injustice (car les Agafarots n’aiment pas les injustices).

Jacques Marin (1919-2001)

Son physique « franchouillard » ne le prédisposa pas seulement aux rôles de pleutre, de collabo, d’officier de police ou de médecin de campagne, mais aussi au rôle du Français dans nombre de productions outre Atlantique comme Charade ( Stanley Donen, 1963, aux côtés de Cary Grant et Audrey Hepburn, s’il vous plait…), Comment voler un million de dollars (How to Steal a Million, William Wyler, toujours avec Audrey Hepburn–auraient-ils eu une aventure…–et Peter O’Toole) ainsi que le rôle du Captitaine Brieux dans le désormais introuvable L’Île sur le toit du monde (The Island at the Top of the World, Robert Stevenson, 1974) une Julesvernerie produite par Disney. Il fait même une apparition dans Marathon Man (John Schlesinger, 1976) et dans Shaft contre les trafiquants d’hommes (Shaft in Africa, John Guillermin, 1973). Étant, comme on va le voir plus bas, une pointure du doublage, il connut le luxe rare de s’auto-doubler dans les productions étrangères. Sa carrière française ne fut pas en reste, puisqu’il tourna avec Lautner, Audiard, Robert Lamoureux (dont le fameux Mais où est donc passée la septième compagnie ? (1973)) et dans d’innombrables séries télé, dont l’insubmersible Maguy.

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