Rockflicks #3

American Graffiti (George Lucas, 1973)

Septembre 1962, c’est la fin de l’été à Modesto, Californie, la dernière soirée des vacances et d’une certaine Amérique…1973 et Georges Lucas invente la nostalgie de l’âge d’or du ouokenouol à peine plus de 15 ans après son explosion, 10 ans après les évènements qu’il raconte. Ce qui verra fleurir les compils, un revival qui nous mènera au punk et une manne marketing dont nous subissons encore l’influence aujourd’hui (les tournées Age Tendre—qui, au vu de l’âge des participants, pourraient s’appeler âge mou—et autres Top 50 viennent directement de là. Comme le disait Simone, la nostalgie n’est plus ce qu’elle était) . Bande son ad hoc (l’inévitable Bill Haley, l’immense Buddy Holly, Chuck, Les Monotones, Frankie Lymon & The Teenagers…), perte de l’innocence, cruising du samedi soir sur Main Street, crème glacée et drive-in avec serveuses à roulettes, il ne manque pas un gramme de gomina au chromo 60’s. Mais l’ombre de la guerre du Vietnam plane…Lucas pleure sa jeunesse et son innocence perdues en se saoulant aux milk shakes banane et en écoutant That’ll Be The Day. Quelques années plus tard, une autre nostalgie, celle d’un temps très lointain dans une autre galaxie donnera un sacré coup de fouet à la carrière de George, mais ceci est une autre histoire…

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