Bye bye, DD

Bye bye DD

[Pour les plus jeunes : non je ne parle pas de Daredevil]

DD, c’était la star à mémé, la star des années 30-40, seule équivalence française des stars de l’âge d’or hollywoodien, imprimée sur des kilomètres de pellicule pas toujours inoubliables. C’est aussi, après-guerre, la première féministe grand public (Elisabeth « Bébé » Donge dans La vérité sur Bébé Donge, Henri Decoin, 1952), la première MILF qui fait gravement craqué Julien Sorel / Gérard Philippe (on le comprend) dans l’adaptation du Rouge et le noir de Claude Autant-Lara (1954) (et plus tard, Gérard Philippe / Octave Mouret dans Pot Bouille (Julien Duvivier, 1957)), la mère des sœurs jumelles de Jacques Demy—et la seule qui n’est pas doublée pour sa voix chantée—dans Les demoiselles de Rochefort (1967). Mais c’est surtout, pour Max Ophuls, la femme mariée de La Ronde (1950), la pensionnaire de la Maison Tellier touchée par une grâce champêtre dans Le Plaisir (1952) et la grande bourgeoise adultère à la fois légère et tragique dans Madame de…(1953), trois chefs d’œuvres insubmersibles et en noir et blanc d’un metteur en scène qui semblait avoir inventé la classe ultime et cinématographique des grises fifties française. Et pour cela elle est inscrite à jamais au firmament des 24 images / seconde. Bye DD…

 

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