Rockflicks #5

Great Balls of Fire (Jim McBride, 1989)

On est bien d’accord, c’est pas le plus grand film du monde, mais c’est le seul sur le Killer himself, Jerry Lee Lewis, le ouokènouol incarné, le type auprès de qui tous les bad boys passés et à venir dans le bizness de la musique de jeunes de danse ne sont que des nains de jardin ! Le film se concentre sur son ascension fulgurante et sa dégringolade prodigieuse suite à son mariage avec sa cousine Myra, âgée de 13 ans à l’époque—dans le Deep South américain, le fait était, hum, anodin, mais quand il est arrivé en Grande-Bretagne, sa carrière a été proprement détruite par une campagne de presse qui ne tarda pas à traverser l’Atlantique (la presse étant un peu le réseau social des années 50). Jerry Lee n’étant pas une enclume, il reviendra quelques années plus tard à la faveur de sessions londoniennes et hambourgeoise qui font encore date. Comme on le voit, le jeu de Dennis Quaid est sobre et tout en retenu, il fallait bien ça pour interpréter ce fou furieux qui, pour beaucoup, à commencer par lui-même dans certaines périodes schizophrènes à tendances sulpiciennes, incarnait LE MAL. L’anecdote avec Chuck Berry est avérée, même si en quittant la scène, il l’aurait plutôt qualifié d’autre chose que de killer comme on l’entend ici…Une petite précision, alors que ça tombe comme à Gravelotte chez les pionniers du ouokènouol depuis quelques années, Jerry Lee est toujours vivant (même si pas forcément en excellent état), tout comme Petit Richard, à croire que le piano, ça conserve…

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