Florilège personnel et désordonné du cinéma mondial #7

The Lost City of Z (James Gray, 2016)

James Gray n’a jamais fait ne serait-ce qu’un film moyen (ça viendra peut-être, mais je ne suis pas pressé). Depuis Little Odessa (1994) son parcours est sans fautes, même si il y a quelques petites baisses de régime ici ou là, ce type sait faire du cinéma. Pas juste des films ou de la direction d’acteur ou des scénarii, DU CINEMA! Il a même réussi à faire une comédie romantique dépressive passionnante (Two Lovers, 2008) ce qui, convenons-en, relève de l’exploit. Mais c’est un auteur très urbain–tous ses films précédents se déroulent à New-York–et le voilà qui se lance dans le film d’aventures. Et là, c’est la révélation. C’est majestueux. Il arrive à être à la fois lyrique et intimiste, à se lancer dans la grande aventure sans oublier sa dimension humaine. Les dernières scènes du film sont, à ce titre, magnifiques–rien que leur évocation me laisse une petite boule de bonheur anxieux au fond de la gorge.

Le seul souci qu’on puisse avoir avec James Gray–et qui semble être le sien aussi–c’est : pourra-t-il  encore faire des films? Avec un budget de $30 millions pour des recettes de $17millions, The Lost City of Z ne répond pas aux canons de rentabilité du cinéma étatsuniens (il ne répond, de fait, à aucun canon de rentabilité). Courons donc acheter la filmo entière de James Gray, en numérique, en DVD, en VHS, pour qu’il puisse continuer à nous émerveiller encore longtemps!

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