On sait jamais comment i’ s’appellent #17

Darry Cowl (1925-2006)

Ahuri  frisotté à lunette, zozoteur bégayant prompt à l’embrouille, André Darricau (eh oui à l’époque, on prenait déjà des pseudos américains, certains s’en souviendront) fut tour à tour pianiste, flambeur et panouilleur dilettante de génie, transportant son personnage de nanar en navet tout au long des années 55 à 80. Ne limitant pas son personnage aux écrans, il s’illustra dans la même veine sur les scènes de théâtre (l’auteur de ses lignes garde un souvenir ému de Darry traversant la scène sur une liane improvisé en tunique léopard dans l’inénarrable 2 hommes dans une valise—où il avait pour complices les fabuleux Evelyne Grandjean et Henri Guybet). Miraculeusement, il connut une seconde partie de carrière assez fastueuse, lui permettant d’abandonner son emploi d’histrion zézayeur et allant même jusqu’à obtenir un César® pour sa prestation dans le rôle de Madame Foin, concierge, dans Pas sur la bouche d’Alain Resnais (pas son meilleur film à Alain, je me souviens que nous commençâmes la séance à 6 et la finîmes à 2, mais c’est tout de même un film de Resnais, pour quelqu’un qui a commencé sa carrière dans le Temps des œufs durs –où il avait pour partenaire le fabuleux Daniel Emilfork–y’en a deux qui suivent…) et les Lavandières du Portugal, y a un mouvement ascendant certain). Selon la formule consacré, Darry nous a trop tôt quitté, ne laissant pas dans les mémoires les traces méritées…

 

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s