Florilège personnel et désordonné du cinéma mondial #9

L’armée des ombres, Jean-Pierre Melville, 1969

Grand film abstrait sur un sujet on ne peut plus concret : la résistance, la France de l’occupation. Les ombres, ce sont les résistants, silhouettes hiératiques qui peuplent la France occupées et mènent des vies silencieuses motivés uniquement par le devoir. L’armée des ombres est un film tendu. Il y a très peu d’action, mais la tension qui naît dès le premier plan peine à s’achever une fois le générique de fin terminé. La musique ultra-flippante (qui, pour les seniors, était aussi celle des Dossiers de l’Ecran, le générique qui arrivait à rendre les mardis soirs angoissants) n’y est pas pour rien. La photo grisouille, le jeu hyper neutre des acteurs—premiers et seconds rôles, tous impeccables—,les cartons finaux qui annoncent le destin des personnages et concluent le film d’une manière à la fois tragique et sobre, la participation de Serge Reggiani  dans une scène magnifique, et j’en passe, tout concourt à faire de ce film le chef d’œuvre qu’il est !

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