Le cinéma de pépé #1

Le cinéma de pépé, c’est pas que des chefs-d’œuvre, mais c’est des acteurs, des seconds rôles aux petits oignons, des scénars qui ne se limitent pas à un pitch, un dialogue avec des lignes de sniper, bref de quoi passer une bonne soirée sans mal de crâne…

Monsieur, Jean-Paul Le Chanois, 1964

Monsieur, c’est Jean Gabin, banquier d’affaire et veuf inconsolable, qui part un soir en finir avec la vie. Sur les bords de Seine il croise son ancienne bonne (Mireille Darc, impeccable) qui lui apprend qu’il était cocu. Du coup, il lui paie des blancs, passe la nuit chez elle (en tout bien tout honneur, c’est Jean Gabin quand même) et se découvrant mort dans la presse du matin, décide de le rester pour changer de vie.

Si Jean Paul Le Chanois n’est pas un grand cinéaste—il a commis une version des Misérable qui sent la naphtaline, malgré un Bourvil superbe en Thénardier et un Bernard Blier fabuleux en Javert—il sait passer les plats à ses acteurs. Et là, on est servi : Philippe Noiret à ses débuts en industriel de la sardine, Gaby Morlay en belle-mère acariâtre, Jean-Pierre Darras et Andrex en nervis ras du sol, Armand Meffre en bistrot, Jean Lefebvre en détective privé. Le dialogue de Pascal Jardin fait le reste. On n’en demande pas plus (c’est le principe)…

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