Petite mythologie cinématographique à l’usage des jeunes générations #2

Michel Piccoli (1925)

On a du mal à se rendre compte vu d’ici, mais, dans les années 70, le cinéma français avait 3 séducteurs : Alain Delon, le type beau comme un dieu mais sympa comme une porte de frigo vide ; Belmondo, moins beau mais une montagne de coolitude sympathique gaulée comme un athlète grec ; et Michel Piccoli, qui couvrait le reste du champ du séducteur, et il y avait de quoi faire. Alors, bien sûr, comme il a un peu un physique de Michel Piccoli, il se la joue pas playboy, mais c’est lui qui a un emploi stable (Vincent François, Paul et les autres, Claude Sautet, 1974), qui est artiste (Les choses de la vie, Claude Sautet again, 1970 ; Le mépris, Jean-Luc Godard, 1963) ou bien séducteur cynique, un peu décalé, voire carrément chelou (il arrive même à avoir l’emploi stable ET le coté chelou, comme dans Max et les ferrailleurs, Claude Sautet toujours, 1971). C’est d’ailleurs son deuxième emploi : le type chelou, que ce soit dans des films bien barrés ou dans des choses plus grand public. Michel, c’est une présence cinématographique non stop de 50 ans, avec une variété de rôles, de types de films, de budgets et d’emplois qui, s’il n’était pas Michel Piccoli, en ferait un monument, une statue du commandeur raide et inanimée. On ne précisera pas qu’accessoirement il a participé à un nombre de chefs d’œuvre du cinéma européen durant cette période absolument trop longue pour être énumérer ici ! Non, on ne le précisera pas !(de toutes façon, tout est dans la vidéo ci-dessus)

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