Petite mythologie cinématographique à l’usage des jeunes générations #3

Robert Mitchum (1917-1997)

Robert Charles Durman Mitchum est le duke du cool, le prince de la classe nonchalante et un brin imbibée, wisecracker ricain dans toute sa splendeur, toujours prompt à envoyer une bonne vanne. Quand on lui demandait pour quoi il avait choisi le métier d’acteur il disait « Si Rintintin a réussi, pourquoi pas moi ?! ». Acteur, réalisateur, chanteur (de calypso !!! et de country), poète (ses premiers écrits furent publier dans la gazette locale alors qu’il n’était pas encore adolescent) fugueur, vagabond, prisonnier sur un chain gang, en vrai môme de la grande Dépression, il a connu mille métiers, mille misères avant de devenir acteur.

Là, il a tout fait : loser magnifiques (La griffe du passé / Pendez-moi haut et courtOut of The Past, Jacques Tourneur, 1947), tueur psychopathe (La nuit du chasseurNight of the Hunter, Charles Laughton, 1955 ; ou encore Les nerfs à vif (Cape Fear, Jack Lee Thomson, 1962), shérif alcoolique (El Dorado, Howard Hawks, 1967) et même bon gars pris dans les embrouilles (La rivière sans retour (River of No Return, Otto Premminger, 1954, où en père célibataire et en Technicolor® il embale Marilyn elle-même, grande classe) ou Thunder Road, Lucas Doolin (et Robert Mitchum, aussi scénariste et chanteur du générique sur ce coup), 1958). Il eut même une fin de carrière des plus honorables, son dernier rôle dans le fabuleux Dead Man (Jim Jarmush, 1995) étant un caméo classieux.

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