Neil, toujours jeune #8

Revolution Blues (in On The Beach, 1974)

« Ouais on vit dans des caravanes aux abords de la ville / On nous voit jamais parce qu’on vient pas par ici / On a vingt-cinq flingues pour calmer les gens… »

Dont acte : après le très consensuel Harvest, Neil enchaîne avec un de ces petits albums bien noirs et bien teigneux dont il a le secret. Et Revolution Blues, qui s’ouvre sur ces mots, le résume bien. Inspiré par Charles Manson et sa secte hallucinée et meurtrière, Revolution Blues évoque ces faux hippies, armés jusqu’aux dents, prêt à sillonner les ruelles de Topanga Canyon pour y dessouder de la rock star. Ils ont déjà tué leurs chiens.

David Crosby, qui détestait la chanson, tient la rythmique implacable, Rick Danko et Levon Helm, du Band, sont la section rythmique, et Neil semble ricaner méchamment en crachant ses paroles lourdes de menaces. La chanson s’achève sur « je les buterai dans leurs bagnoles » : le doux rêve country folk d’Harvest s’est cramé les ailes à l’acide. The Dream is Over.

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