R-I-P Patrick Grandperret

Mona et moi, Patrick Grandperret, 1989 (en fond sonore, reprise du I Was Born To Cry de Dion and the Belmonts par Johnny Thunders et Patti Palladin)

On est pas lerche à se souvenir de Patrick Grandperret et pourtant, il est l’auteur de l’un des rares films rock’n’roll français, monté avec des bouts de ficelles à la fin des années 80, Mona et moi.

Il faut bien avouer que la présence de Johnny Thunders (John Anthony Genzale Jr qui allait achever sa vie de rocker dans de sordides—mais fort wakènouol—conditions 2 ans plus tard) ex_New York Dolls et épitomé de la rock’n’roll attitude chère à feu notre bon vieux Joni, n’y est pas pour rien.

Le bouillonnant Denis Lavant tout auréolé de sa course folle chez Carax sur le Modern Love de Bowie, le toujours impeccable et décalé Antoine Chappey et la touchante Sophie Simon, perdue de vue depuis, achevèrent de faire du film le reflet exact de la mélancolie foutraque de cette époque, ainsi que la peinture assez fidèle de la jeunesse alternative et de l’underground post punk, celui des Carayos et de la Mano Negra, de l’usine éphémère, des teddy d’occase et des casquettes de chasse. Un monde encore inféodés aux idéaux du wokenouol. Un monde aujourd’hui disparu…Comme Patrick Grandperret. R-I-P et total respect !

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