Florilège personnel et désordonné du cinéma mondial #11

Les apprentis, Pierre Salvadori 1995

Son dernier film, En liberté, a vu pleuvoir sur lui les louanges de la critique telle une averse brestoise et printanière (et, comme de juste, aucun César® n’est venu confirmer cette unanimité critique, il ne manquerait plus qu’on récompense des comédies au pays de Rabelais et de Voltaire). Pierre Salvadori est, sans aucun doute possible, un de nos meilleurs réalisateurs de comédie. Un type qui se pose des questions de cinéma, comme on dit au Masque et La Plume, et qui ne se contente pas d’aligner les vannes plus ou moins bonnes en se disant que, dans le tas, y’en a bien une ou deux qui fonctionneront. Les Apprentis est son deuxième film (après le déjà excellent Cible Emouvante (1993) avec l’immense Jean Rochefort) et déjà tout est là. Grand film sur la dépression, avec des idées de cinéma (justement)—le plan sur la porte avec le bristol épinglé pour marquer en un plan limpide le passage du temps, c’est du Capra!—du rythme et des acteurs impeccables. Car on a oublié à quel point Guillaume Depardieu fut un bon acteur, et, à l’époque, François Cluzet n’était pas le monument du cinéma français qu’il est devenu depuis.

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