Petite mythologie cinématographique à l’usage des jeunes générations #4

L’excellence même perdu dans Nanarland !

Bourvil (1917-1970)

Bourvil (André Raimbourg de son vrai nom) c’est un poème. Chanteur, acteur, faire valoir de Luis Mariano, de Jean Marais, mais aussi de Georges Guétary ou Louis de Funès, à la filmographie pléthorique et autant envahie de nanars innommables que de classiques de la qualité française, le tout parsemé de chansons allant de la sublime idiotie (au hasard : la dondon dodue, la rumba du pinceau, à bicyclette, à dada, les abeilles) au tire larmes fabuleux (mon frère d’angleterre, la tendresse, c’était bien).

Bourvil a porté l’idiotie au niveau d’un art, son rôle éternellement recommencé de benêt bon comme du bon pain, qui a du mal avec les filles, ce qui lui permet aussi de jouer les sales types, les durs à cuire, et le flic qui, au jour dit, se retrouvera avec les autres dans le Cercle Rouge. Mais le plus fort dans tout ça, c’est qu’on ne voit jamais le travail : Bourvil est naturel, mieux, c’est une nature. On a jamais l’impression qu’il joue on a toujours l’impression qu’il est. Or, Bourvil est comme tout le monde, il bosse, mais il a l’élégance ultime de faire de telle sorte que ça ne se voit pas. Et ils ne sont pas beaucoup à pouvoir le faire (Robert Mitchum était de ceux-là aussi, c’est dire si ces deux-là tutoient les étoiles) !

Jean-Louis reprend André

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