Adaptation #3

Stevie Wonder : Superstition (in Talking Book, 1972)

ouahouh !

VS

Eddy Mitchell : Superstition (in Ketchup Electrique, 1974)

mouais

Bon, avouons le d’emblée, dès le titre, voire la pochette, de l’album, on voit bien que l’ambition n’est pas la même : Livre qui parle contre Ketchup électrique, Stevie en pleine retraite au désert contre Eddy en costard à gros carreaux roses, on a l’impression que le match est joué d’avance. Mais comme disait le grand philosophe afro américain Bo Diddley, tu peux pas juger un livre à sa couverture !

Car, il faut bien le dire, alors disons le, Eddy est un fichu adaptateur, un écriveur de chanson fin et concis, qui, en son temps, transforma maintes scies country rock en tubes francorock français—il faudrait à ce sujet lui consacrer un feuilleton…Mais nul, même parmi les meilleurs, n’est à l’abri de l’échec, et Superstition semble le nadir de cette carrière de transpositeur. Si  la charte sémantique est plutôt respectée (« Very superstitious » / « Je suis superstitieux » ça se tient) le playback plonk plonk made in Nashville (ou Boulogne pour ce que ça vaut) a du mal à soutenir la comparaison avec l’extreme funk nouillorquais de l’original—on notera par là même la passion agafarotte pour l’euphémisme…Si Claude Moine auteur s’en sort pas trop mal, Eddy chef d’orchestre plante grave le son ! Et à ce niveau de la compétition, toute erreur est fatale !

Stevie : 5 / Eddy : 2

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