On sait jamais comment i’s’appellent #19

Ils ont les deuxièmes voire les troisièmes rôles, ils ont des tronches, des voix (quand ils ont quelques lignes), ils meurent à la deuxième bobine, se prennent des baffes ou les pieds dans le tapis, on connait leurs visages, rarement leurs noms. Les Agafarots réparent cette injustice (car les Agafarots n’aiment pas les injustices).

Y’en a deux, on les connait bien, on va donc parler du troisième!

Paul Crauchet (1920-2012) :

Venu au cinéma sur le tard—au début des années 50—sa silhouette longiligne s’imprime au second plan de maints chefs d’œuvre du cinéma français (chez Melville, Resnais, Enrico), autant de films de petits maîtres—autant dire quelques incunables du cinéma de pépé—(Deray , Robert, Labro) autres panouilles et perles méconnues (l’excellent Un été après l’autre, (Anne Marie Etienne, 1990) film belge où il joue le mari d’Annie Cordy—je sais, ça fait moyen envie mais c’est une excellente comédie intimiste, et, croyez moi, j’emploie cette phrase avec parcimonie–ça doit même être la première fois). Idem au théâtre où il débute avec Charles Dullin (là, il faut bien l’avouer, on est passé de l’autre, celui du fan club des grands anciens, des Cthulhus de la comédie) et à la télé, où il sera aussi bien le Planchet de Dominique Paturel / d’Artagnan en 1969, que le pape dans La Très Excellente et Divertissante Histoire de François Rabelais en 2010. Bref, il occupe tout le spectre de la comédie de l’après-guerre avec une humilité et un dévouement qui lui valent bien les maigres honneurs rendus ici !

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