Alain de loin

décidément, c’est plus les Agafarots, c’est Alain Gafarots

alors qu’il vient d’être récompensé d ‘une Palme d’honneur à Cannes, il est temps de s’intéresser à Alain, même de loin!

Plein soleil, René Clément, 1960 :

Après quelques panouilles dans les années 50, dont le dernier fleuron est le Chemin des écoliers (Michel Boisrond, 1959)où il interprète le fils de Bourvil tandis que Jean-Claude Brialy interprète celui de Lino Ventura, comme quoi, dans le cinéma français, la vraisemblance n’était pas un souci, on était pas encore dans ce naturalisme que la Nouvelle Vague allait finir par imposer, AD explose littéralement en Plein Soleil. Beau comme le diable, rejeton de la rue et escroc magnifique, il est Tom Ripley, anti-héros ambigu aussi bien moralement que sexuellement. Il faudrait bien sûr revenir longuement sur Maurice Ronet qui incarne magnifiquement Philippe Greenleaf, sa Némésis (ce sera aussi le cas une dizaine d’année plus tard dans La piscine (Jacques Deray, 1968)) grand acteur cramé par les excès de toutes sortes, espèce de hussard comédien déjà en voie de disparition. Les yeux mordorés et abyssaux de Marie Laforêt achève le truc, mais c’est l’image d’Alain, ruisselant et torse nu, chaîne en or au cou, en plein soleil, qui restera imprimée sur la rétine du public !

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