Anthologie subjective de la chanson francophone #29

Il est pas mort, Schumann????

Mort Shuman, Un été de porcelaine (1976)

C’est pas tous les jours qu’on a un géant qui chante des bluettes d’amours perdues après avoir composé des chansons pour Elvis, les Drifters, Dion DiMucci (pas les pires…) en compagnie d’un songwriter génial à béquilles (faut avouer que le profil ne court pas les officines de chaseurs de têtes). Alors quand on le tient, autant pas le lâcher… Mortimer, donc, après avoir œuvrer dans une première vie avec Doc Pomus au service du ouakènouol et de la pop adolescente, s’exile en Angleterre, puis en France, où il sera ce géant au cœur sensible et à la larme facile (une conjonctivite chronique ?) qui pleure ses ex sur la plage (Un été de porcelaine est la bande originale de l’Hôtel du même nom) ou sur les rives des grands lacs italien. Accessoirement, il a rendu populaire le répertoire d’un autre expat’, le belge Jacques Brel, au public anglo-saxon, provoquant ainsi l’engouement des regrettés David Jones dit Bowie et Noel Scott Engel dit Scott Walker. Grace lui soit rendue !

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