R.I.P. João Gilberto

prononcez, approximativement : djoan gilbert’

João Gilberto (1931-2019)

Autant la Nouvelle Vague du cinéma français me laisse, à de rares exceptions près, de marbre, autant celle de la musique brésilienne me met dans une joie quasi enfantine. C’est la prouesse d’une musique joyeuse en mineur, la saudade au cœur de toutes les musiques lusophones(eh oui, parce qu’avec les Agafarots, on apprend aussi des mots et on brille dans les barbec’ estivaux). S’il fallait un héraut de la Bossa Nova, João serait en bonne place pour postuler. Tom Jobim serait pas très loin, à la limite de l’ex-aequo, Vinicius serait dans leur roue. Alors, c’est sûr, avec ses costards en tergal et ses montures sécu, il est pas méga sexy, le João. Mais quand il promène ses petits doigts sur ses cordes nylon et que sa voix susurre et croone au micro, il est assurément séduisant…

Bien sûr nos oreilles aseptisées de l’hémisphère nord l’on d’abord entendu via ses enregistrements avec le saxophoniste Stan Getz (qui profita des dits enregistrements pour lui ravir Astrud, sa femme, les Etats-Uniens sont sans vergogne). Mais leur langueur West Coast n’est rien à coté de leur frémissement carioca. Lorsque je dois me lever très tôt le matin, je mets un titre de João sur mon réveil et au moment de la sonnerie, mon rêve me transporte toujours au bord d’une piscine bahianaise, une caïpirinha à la main, entouré de nymphes en bikini pastel qui ondulent au rythme du vent et de la guitare de João Gilberto. Je ne m’éveille que quand la chanson s’arrête.

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