ça va jaser

J’aime pas le jazz, mais j’ai des oreilles quand même

Caravan, Duke Ellington / Juan Tizol, 1936

Le Duke, c’est la classe internationale. Ce type est tellement classe que ça s’entend même dans sa musique. Quand Juan Tizol, son tromboniste, lui joue le thème de Caravan, ce ne sont que 10 mesures d’un ad lib sans réelle rythmique. Or c’est le rythme (et donc Ellington) qui va faire Caravan !

L’intro percussive, une dérivation du style Jungle du Duke sur lequel nous aurons le loisir de revenir, est déjà extrêmement physique mais c’est l’arrivée de la mélodie (mélopée) totalement orientale et lascive et, par conséquent, pleine d’idées de stupre et de gynécées emplies de femmes dodues et soumises aux moindres volontés de califes libidineux qui met le feu aux poudres (pour ne pas dire ailleurs). Normalement, c’est là que je vous dis que ladite mélodie monte puis redescend de demi-ton en demi ton, mais, soyons honnêtes, tout le monde s’en fout ! Pas de ça ici ! C’est une maison honnête !

C’est quand même ce qui fera le succès du morceau, qui compte pas moins de 850 reprises homologuées, et on comprend pourquoi : c’est une tuerie !

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