Alain, de loin #2

Parce qu’Alain n’a pas toujours été ce vieillard limite à l’œil qui larmoie…

Le guépard (Il gattopardo, Luchino Visconti, 1963)

Entre Alain et Luchino, il y eut d’abord Rocco et ses frères (Rocco e i suoi fratelli, 1960) mélodrame social transfiguré par le lyrisme d’un Visconti bien décidé à quitter le carcan du néoréalisme. Le Guépard, fresque historique en technicolor, à la distribution internationale et prestigieuse, qui raconte la conquête de la Sicile par les forces armées de Garibaldi est indiscutablement le sommet de leur collaboration (et de façon plus polémique, celui du cinéma de Visconti, c’est notre avis et nous le partageons). Alain, avec son bandeau sur l’œil, est diablement sexy, Claudia Cardinale est magnifique et Burt, à 50 ans, campe un vieillard majestueux. Fait assez remarquable, le livre de Giuseppe Tomasi di Lampedusa et le film de Visconti sont deux chefs-d’œuvre chacun dans son domaine (les grands romans donnent la plupart du temps des films décevants et vice et versa–nous attendons, bien entendu, vos contre-exemples).

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