L’intranquille

Johnny Guitare (Johnny Guitar, Nicholas Ray, 1954)

Sterling Hayden, 1916-1986

On aurait pu en parler ou voire mais finalement, on en parlera ici.

Tout ça à cause d’une bio de l’immense Philipe Garnier ( Sterling Hayden, l’irrégulier, La Rabbia, 2019) consacré au mystère Sterling Hayden, un homme qui avait the world in the palm of his hand**(comme disent les étatsuniens) mais qui s’en moquait !

Quand la ville dort… (The Asphalt Jungle, John Huston, 1950)

Beau gosse à la carrure de Viking, marin émérite, il enquille les panouilles dans les années 40. Membre de l’OSS (services secrets américains) auprès des partisans du Maréchal Tito en Yougoslavie pendant la Seconde Guerre Mondiale (ce qui lui vaudra nombre de médailles), il joue dans des classiques du 7e art dans les années 50-60, sous la direction de Nicholas Ray, John Huston, Stanley Kubrick avant d’enchaîner les participations dans les années 70–dont un mémorable chef de la Police dans le Parrain (The Godfather, Francis Ford Coppola, 1972).

L’ultime Razzia (The Killing, Stanley Kubrick, 1956)

Car dans les 60, il commence à écrire, et c’est ce qui constituera désormaisl’essentiel de son activité jusqu’à sa mort–avec la voile, passion qui ne l’a jamais quittée, même si dans les années 70 il se met plutôt à la navigation fluviale, ce qui en fit un locataire régulier du Port de l’Arsenal, à Paris, près de la Bastille. Il publiera deux livres, unanimement salués par la critique et couronnés de succès auprès du public : Wanderer, un récit autobiographique publié en 1963 et un roman, Voyage (Voyage, a novel of 1896, 1976), tous deux récemment réédité chez Rivages.

Docteur Folamour ( Dr. Strangelove or: How I Learned to Stop Worrying and Love the Bomb, Stanley Kubrick, 1964)

Surtout, il ne se remettra jamais vraiment d’avoir balancé quelques noms à la Commission parlementaire sur les activités antiaméricaines (HCUA) du sénateur Joseph McCarthy, un acte qui le hantera sa vie durant.

Le parrain (The Godfather, Francis F. Coppola, 1972)

PS : tous les livres de (ou traduits, voire recommandés par) Philippe Garnier (à ne pas confondre avec Philippe Garnier–c’est vrai, c’est pas facile) sont chaudement recommandés par les Agafarots.

** = le monde dans la paume de sa main (bien de la chance, quoi!)

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