Pourquoi??!!??! #11

hein, pourquoi!

The Lighthouse, Robert Eggers, 2019

Ça commence mal : filmé en 4/3 comme à l’époque (format carré, comme les vieux films d’horreur de la Universal, d’ailleurs, The Lighthouse est produit par la Universal, tiens, tiens) dans un noir et blanc poisseux (pas comme les vieux films d’horreur de la Universal, parce qu’à l’époque on travaillait proprement), dès les premières secondes, le message est clair : Bobby veut faire de l’art ! Pas du cinéma de genre avec un ancien bellâtre de franchise ado, de l’Art avec un grand A, comme dans Ah, c’que c’est beau.

Malheureusement, tout à sa volonté artistique, le Robert n°1 a oublié d’acheter un scénario, mais pas de réviser Freud pour les nuls, ce qui nous vaut un manque d’intrigue flagrant et une purge carabinée, tendance psycho-pathologico-barbecue-avec-supplément-de-sauce en guise de fil (tordu) conducteur (pas si ducteur que ça, en fait).

A la fin (la vraie, celle du film, qui arrive comme une libération, un peu comme la fin de 2h de colle dans un collège sinistre par temps pluvieux et que JE VAIS VOUS DIVULGÂCHER SANS VERGOGNE AUCUNE) il y a un plan fabuleux, où l’autre Robert (Pâtisson, une vraie courge) est surexposé à la lumière du fanal fatal et semble vrombir en infra-basse : superbe plan de 28 secondes (28s pour 2h de tambouille hypnotique,comme disent les critiques (et je dois bien avouer quelques micro-siestes) c’est cher payé !).

Néanmoins, Willem Dafoe est, comme à son habitude, impérial en Popeye alcoolique et flippant !

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