Confinement : Jour 43

Eviter les erreurs (comme d’autres les péages)

#Jesuislà (Eric Lartigau, 2020)

Par un soir comme tant d’autres (c’est que ça commence à faire) en cette période de confinement, étant abonné (gratuitement) à une Médiathèque à la proverbiale prodigalité, je décidai de profiter de ses nombreuses ressources dématérialisées afin d’occuper cette soirée, qui, comme j’ai déjà du le dire, ressemblait fort à celle de la veille et anticipait à la perfection celle du lendemain.

Mon choix se portait sur #Jesuislà d’Eric Lartigau avec Alain Chabat. Lartigau n’est pas Stanley Kurbrick, ni Stanley Donnen, ni même Stanley Kramer, mais il a réalisé quelques comédies tout à fait honorables, que vous avez du voir…Et puis j’adule Alain Chabat depuis plus de 30 ans…ça sentait la bonne soirée.

L’erreur.

Car Eric Lartigau, aidé de Thomas Bidegain (qu’est pas une enclume), ne sait pas quel film réaliser. D’un point de vue quantitatif, on est gâtés, il y en a au moins 4 :

1°) ça commence avec une comédie dramatique de la crise de la cinquantaine dans la province française (le Pays basque en l’occurence) avec Blanche Gardin en second rôle avé l’assent, assez drôle, et Alain Chabat sur son portable H24…

2°) on continue avec une comédie du confinement (ce qui tombe plutôt mal ou bien, suivant que l’on aime voir représenter son quotidien dans la fiction–moi j’aime pas trop) dans l’aéroport de Séoul (qui a l’air assez funky)

3°) on enchaîne avec une dramédie romantique après déconfinement(où l’on se demande bien pourquoi il est resté dans l’aéroport si c’était pour finir par en sortir, vue que dans le film, y’a pas pandémie)et déconvenue sentimentale

4°) suit une comédie de la réconciliation (même si on avait pas l’impression qu’il y avait gros conflit) avec réunion de la cellule familiale à Séoul (on notera la magnifique allitération en L) et résolution de rien…

On aura aussi eu quelques éléments de on ne sait quoi sur les réseaux sociaux (encore un levier scénaristique qui est totalement sous-exploité). Bref on a eu 4 films de 20 minutes (ça n’en fait pas un de 80) mais aucun n’est fini. On ne reste pas sur l’expectative (ce qui est plutôt pas mal) mais plutôt sur sa faim (ce qui pour une histoire ayant pour héros un cuisinier–ah, parce que Alain Chabat est cuisinier, mais ça aussi ça n’apporte rien à l’histoire–est plutôt balot).

Bref, choisissez un autre film.

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