L’été en tube (le retour) #10

Il y a le ciel, le soleil et ta mère

François Deguelt, Le ciel, le soleil et la mer, 1965

Titre programmatique…. Comme Mungo Jerry plus tard, le plus simple pour un tube de l’été n’est-il pas tout simplement de chanter l’été, sa charge fantasmatique d’amours ensablés et de chaleur propice au rapprochement des corps peu vêtus.

Mais François Deguelt, faux yéyé (à l’époque il a 33 piges autant dire que c’est un vieillard et les gens de son âge ne chantent plus le ciel, le soleil et la mer) et vieux briscard de la ritournelle ne se fatigue pas beaucoup, tout juste teinte-t-il d’un brin de mélancolie son dernier couplet automnal… mais là non plus, il ne se surpasse pas dans l’effort, faisant mollement rimer « automne » et « monotone ». On aurait préféré « polychrome » (qui a l’avantage d’avoir le même nombre de syllabes que « monotone ») voire juste « pomme » (qui laisse la bride sur le coup pour trouver 2 syllabes le précédant) mais il n’a pas été aussi téméraire (?) préférant rester dans sa zone de confort. Bref, c’est le minimum syndical du tube estival.

La même année, Daniel Bevilacqua sortait son second 45t et déjà, on ne boxait plus dans la même catégorie…

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