R-I-P Claude Brasseur

Claude Brasseur (Claude Espinasse, 1936-2020)

Alors bien sûr, Claude Brasseur, c’est François Beretton, le père de Vic / Sophie Marceau dans la Boum 1 & 2 (Claude Pinoteau, 1980 / 1982)—c’est aussi l’amant de la même Sophie Marceau dans le très moyen Descente aux enfers (1986) par ce vieux briscard de Francis Girod–ce qui, avouons le, en fait un film assez gênant pour tous ceux qui ont grandi avec la famille Beretton.

C’est aussi le copain  homosexuel placardisé de la bande de potes d’un Éléphant ça trompe énormément (1976) et de Nous irons tous au paradis (1977) (pour le coup toute la bande y est, avec le metteur en scène Yves Robert et les scénariste-dialoguiste, Jean-Loup Dabadie), cette formidable saga de la France giscardienne.

C’est un nombre incalculable de rôle de flics—dont un qui lui vaudra un César dans La guerre des polices (Robin Davis, 1979) une perle du cinéma du dimanche soir, désormais invisible, va savoir pourquoi.

Des seconds rôles à la pelle , chez Sautet (Une histoire simple, 1978), Téchiné (Barocco, 1976), Blier (1,2,3 soleil, 1993)…Mais aussi des premiers rôles dans des pépites incongrues (Il faut vivre dangereusement (Claude Makovski , 1975) ; Le guêpier (Roger Pigaut, 1976) ; Une affaire d’homme (Nicolas Ribowski, 1981) ; dans des grands films (L’autre coté de la mer (Dominique Cabrera, 1997) ; Le souper (Edouard Molinaro, 1992) qu’il avait joué au théâtre face au même Claude Rich plus de 600 fois dans toute la France) et des panouilles à n’en plus finir (La gitane (Philippe de Broca, 1986) ; Le léopard (Jean Claude Sussfeld, 1984) ; Souvenirs, souvenirs (Ariel Zeitoun, 1984) ; La crime (Philippe Labro, malgré un scénario de JP Manchette, navet désolant, 1983) on s’arrête là, on a pas la journée).

Mais surtout, pour nous, et pour toujours, Claude Brasseur sera un Vidocq virevoltant et roublard que les diverses incarnations cinématographiques ultérieures du premier premier flic de France n’égaleront jamais. Sa liaison à la limite du masochisme avec la baronne Roxane de Saint-Gély (Danièle Lebrun, premiers émois), le générique psychédélique au clavecin de l’immense Jacques Loussier sont des madeleines qu’on ne se lassera jamais de tremper dans le thé du souvenir.

R-I-P Claude !

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