Ramen, tes amis…

Tampopo (タンポポ, Jūzō Itami, 1985)

Un soir de pluie, Goro et Gun, deux routiers sympas et nippons, s’arrêtent dans la gargote de Tampopo pour y éclusier un bol de ramen bienvenu. Un gang occupe tout l’espace libre de l’estaminet, le chef de bande saoul harcelant Tampopo. Goro s’interpose, une bagarre s’ensuit. Le lendemain matin, Goro, blessé, se réveille chez Tampopo et lui avoue…que ses ramen étaient infects ! Tampopo lui demande alors de la guider sur le périlleux chemin qui mène à l’équilibre parfait entre un bouillon savoureux, des nouilles moelleuses et un rôti de porc proprement tranché. Goro accepte.

Ne voyez pas là une simple anecdote. Le propos de Tampopo est uniquement la nourriture—et le plaisir qu’elle procure. Il n’est pas anodin (mais un peu bizarre quand même—bien que le film recèle le lot habituel de scènes embarrassantes pour le public occidental propre au cinéma d’exploitation de l’archipel, nous vous en laissons l’entière surprise…) que le générique de fin se déroule sur un plan séquence d’un nourrisson tétant sa mère : toute la thématique développée par Itami est là.

Le film est foutraque, avec des digressions wtf, ayant toutes pour points communs la nourriture et le plaisir (quand même) et des effets sonores croquignolets. Qualifié de Ramen Western par la publicité à sa sortie, il épouse effectivement la trame narrative du film de cow-boy, le chapeau continuellement vissé sur la tête de Goro faisant foi.

Publicité

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s