Pollack / Redford #2

le #1 est

Jeremiah Johnson (Sidney Pollack, 1972)

A l’heure où l’on est cloitré dès 18h et où les grandes randos parmi les arbres et les oiseaux ne sont qu’un souvenir d’un été perdu à jamais, voir Jeremiah Lohnson, c’est déjà resté dehors pendant 2h.

Ancien combattant de la guerre américano-mexicaine, Jeremiah décide de fuir la civilisation et la compagnie des hommes pour se perdre dans les Montagnes Rocheuses et vivre dans le wild—, « le sauvage », comme dise les Américains, la nature, donc, mais pas la pastorale de la tradition européenne, plutôt un truc dangereux, mais exaltant à la fois !

C’est donc partie pour 2h au fil des saisons, dans la neige, la montagne, les vallées, avec pas beaucoup de palabres, des barbus en manteaux de peaux, des indiens pas caricaturaux et pas un seul type en gilet de cuir qui mène des bêtes à cornes dans les immensités désertes, un colt vissé sur la hanche, bref c’est l’anti-western.

Bobby était déjà écolo, Sidney toujours engagé, et même perdu au fin fond du bout du monde, la violence et la folie des hommes finiront par rejoindre ce bon Jeremiah.

On privilégiera la version originale, où la guitare et la voix de Tim McIntire nous conte la geste de Johnson-le-mangeur-de-foie, à la version version française où les chansons interprétées par ? sont traduites avec application, mais, par là même, cavale sur trois pattes et réussissent l’exploit de ne jamais, au grand jamais trouver la rime juste (en plus, les dialogues rares—voir plus haut—font qu’on ne s’abîme pas trop les yeux à lire les sous-titres).

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