L’étube #10

Au nom de la rose

Mon amie la femme

Prête-moi ton corps

Ouvrez les maisons closes

A celle qui descend du ciel

Et que j’adore

1999 : Moos, Au nom de la rose

Mais qui se souvient de Moos ?…à chaque fois que je l’évoque—ce qui, il faut bien le dire, m’arrive de plus en plus rarement, et pour cause—les sourcils circonflexes de mon interlocuteur.trice me font croire que j’aurais rêvé ce proto-rappeur toulousain à la casquette gavroche de travers—la Haute-Garonne devait être mal approvisionnée en base-ball et trucker cap.

Son hymne à son amie la femme—groupe nominal sujet à controverse à une époque où passait encore l’émission 30 millions d’ami.e.s à une heure de grande écoute—controverse que l’immortel enchaînement « Tu as les plus belles croupes / Que j’ai posées sur un lit de cristal » (sic, à ce niveau-là, on ne se risquerait guère à inventer, on n’oserait même pas ce doublé, hmmmh, cavalier) tend à renforcer : Moos confondrait-il jeu de la séduction et sport équestre ?

Au carrefour des vers de Pierre de Ronsard et des titres d’Umberto Eco, il semble que Moos ait refusé une priorité à Françoise Hardy et c’est là que le drame s’est noué…l’emprunt (in)opportun du riff sacré que Francis Lai posa jadis sur la Love Story originelle ne fait rien pour arranger les choses.

Le constat est sans appel, à défaut d’être à l’amiable : peut-être aurais-je mieux fait de rêver Moos ?…

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