Dernier fourzitou dans un quartier chaud londonien

la bande annonce fait envie, mais ça va pas durer…

Last Night in Soho (idem, Edgar Wright , 2021)

Pourtant, ça commençait bien…Une jeune fille quitte ses Cornouailles natales et sa grand-mère pour Londres où elle va se consacrer à sa passion du stylisme et des 60’s flamboyantes du Swinging London. Bon, elle a une légère tendance à voir sa mère (décédée alors qu’elle était enfant) dans les miroirs, mais rien de grave…

Ça continue pas trop mal, une fois à Londres, quand elle s’endort au son du Starstruck des Kinks pour rêver d’une jeune fille qui débarque en plein Swinging London—justement—pour s’y faire un nom…

Après, ça dérape grave en mode ratatouille en boîte, on en dira pas plus, on nous accuserait d’être méchant…

Edgar Wright, c’est pas Stanley Kubrick, mais il est pas manchot non plus. Son plus grand fait d’armes est d’avoir réalisé et coscénarisé avec Simon Pegg les 3 films de la trilogie dite des Cornetto® trois parfums (appelée aussi Blood & Ice Cream Trilogy), à savoir :

Shaun of the Dead (idem, 2004)

Hot Fuzz (idem, 2007)

Le dernier pub avant la fin du monde (World’s End, 2013)

Las, le reste de sa filmo est un peu plus aléatoire. Si son adaptation du comic/manga Scott Pilgrim (Scott Pilgrim vs. The World, 2010)  était plutôt réussie,

Baby Driver (idem, 2017) brillait surtout par sa BO assez fabuleuse—l’immense Harlem Shuffle de Bob & Earl s’y taillant une bonne part,

mais son scénario semblait une parodie des films de braquage à l’ancienne, ce que le film, lui, n’assumait pas totalement. Et, de fait, peu à peu, l’immense culture pop d’Edgar semble avoir prévalu sur l’écriture d’un scénario digne de ce nom.

Ici, c’est surtout la variètoche classieuse des 60’s britanniques qui est à l’honneur—Cilla Black, Petula Clark, Dusty Springfield, le haut du panier, mais pas rock pour deux ronds–et nous occupe les oreilles, et, en ce qui nous concerne, ça enlève aussi des points … Quant au scénario, qui évoque à la fois la mythologie du Londres mafieux des années 60, le giallo, et les demeures construites sur un cimetière indien, il sombre peu à peu dans un portnawak même pas réjouissant dont on se désintéresse assez rapidement.

Seul bonne surprise, la découverte de la version originale de Got My Mind Set on You par James Ray, titre qui permis à George Harrison d’effectuer un éphémère comeback dans les années 80. Pour un film qui tape dans les 2 h, c’est peu !

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