Belle, faste…

Belfast (Kenneth Brannagh, 2021)

Inutile de tourner autour du pot, dès les premières images, Belfast à un gros potentiel sympathie qui n’a rien à voir avec les vues du Belfast de 2021 filmées par un drone, mais bien avec la musique qui les accompagne, et, de fait, nous allons passer 90 minutes avec le Belfast Cowboy, Van Morrison, ce qui est une première raison de se réjouir.

Son deuxième atout, c’est le casting brillant de la famille de Buddy, le jeune héros, avec une mention spéciale aux immenses Judi Dench et Ciaran Hinds dans le rôle des grands-parents—et aussi à Caitriona Balfe dans le rôle de la mère.

L’autre bon point, c’est que c’est un film sur les Troubles qui ont agités l’Irlande du Nord qui ne met pas en scène les exactions de l’IRA mais celles des groupuscules protestants dits loyalistes et unionistes, ce qui change un peu le point de vue que l’on a sur cette période

Enfin, c’est le récit autobiographique de l’enfance de Kenneth Brannagh qui donne ici une version intime voire intimiste d’un fait historique majeur et dramatique. Il montre aussi que, malgré quelques affèteries stylistiques, il est capables de réaliser autre chose que des blockbuster-pudding inspirés d’Agatha Christie (ce qu’on savait déjà si on avait vu ses fabuleuses adaptations de Shakespeare en début de carrière, dont l’extraordinaire Beaucoup de bruit pour rien (Much Ado about Nothing, 1993) et un autre film plus intime, l’excellent Peter’s Friends (idem, 1992) mais qu’on avait eu tendance à oublier depuis…)…

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