Le BO de l’été #1 : 1975, j’ose !

VS

Pourquoi commencer en 1975 ?

Eh bien parce que 1975, c’est l’invention du Summer Movie / Film de l’été par l’immense Les dents de la mer (Jaws, Steven Spielberg, 1975)

Comme on l’a déjà dit—on vous renvoie au ‘Ti zeur—l’été est alors dévolu aux sorties techniques—fonds de catalogue, échec prévu de longue durée, et, aussi étonnant que cela puisse paraitre, c’est exactement le cas des Dents de la mer.

Dépassement de budget—Spielberg a tenu à tourner en mer dans des conditions difficiles, il faut bien dire que la plus petite houle rend le tournage impossible. Il avouera plus tard que certaines scènes auraient pu sans problèmes être filmées en bassin)–on trouve que le requin n’est pas convaincant, et, paradoxalement, pas assez à l’écran ; musique sur deux notes…et puis on craint que le film ne déteigne sur le réel et pourrisse la saison de quelques stations balnéaires( et sur ce point, on a pas tort !). Tout ça pour arriver au budget pharaonique de $9 000 000 (soit à peu près $50 000 000 actuels). Il en rapporte 7 dès le premier week-end d’exploitation, 21 dans les 10 jours qui suivent, il dépasse les $100 000 000 (en trois mois d’exploitation (environ $550 000 000 actuels)… Le film d’été vient de naître. Malheureusement, il n’arrivera chez nous qu’au printemps suivant…

Pour nous, le hit de l’été, c’est Pas de problème de Georges Lautner qui tient le haut du pavé. On boxe pas du tout dans la même catégorie, mais nous ne jugeons pas…Nous avouons même que la rencontre improbable entre le boulevard à la papa (Jean Lefebvre),

le film d’auteur (Bernard Menez, découvert chez Pascal Thomas et Jacques Rozier)

et la Bande du Café de la Gare ( Miou Miou et Henri Guybet)

est assez réjouissante. Bien sûr, les effets, les tenants et les aboutissants ne sont pas les mêmes, mais on passe un bon moment !

Comme nous sommes en France, on ne saura rien de son budget, ni des retombées économiques, mais avec 1 810 393 entrées, Pas de problème n’est que 19e du box office français cette années là (n°1 : La tour infernale (The Toxering Inferno, John Guillermin, 4 466 376 entrées) ;

n°2 : Peur sur la ville (Henri Verneuil + Bébel, 3 948 746 entrées,) ;

n°3 : On a retrouvé la 7e compagnie (Robert Lamoureux, 3 740 209 entrées) où on notera la présence de Jean Lefebvre & Henri Guybet, 1975, c’était leur année !)

ce qui encouragera encore longtemps les distributeurs français à réserver les grosses productions pour le reste de l’année. En 1975, le film de l’été est une comédie familiale de Georges Lautner (ce qui n’est déjà pas si mal) !

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s