Le BO de l’été #2 : 1976, l’été de la sécheresse…

…mais comme tous les cinoches français de 1976 n’avaient pas forcément—voire pas du tout—la clim, on ne s’est pas plus rué dans les salles que ça…

Par contre, aux Etats Unis, la clim était de mise depuis le milieu des années 60 et le précédent (de la mer) de 1975 changeait la donne au niveau des sorties estivales…

La Malédiction promet la fin du monde !

VS

On aura tout vu promet de tout montrer, bien sûr, les deux mentent !

La malédiction (The Omen, Richard Donner, 1976) VS On aura tout vu (Georges Lautner, 1976)

Même punition : aux USA, un film calibré pour l’été—soit un truc qui fait peur mais pas du tout au niveau de Jaws, La malédiction étant considéré par Michael Medved   comme un des 50 plus mauvais film de l’histoire du cinéma—non sans raison, on l’aura compris au simple visionnage de la bande annonce…

En face un Lautner qui reprend peu ou prou les mêmes recettes que celui de l’année précédente, mais qui en même temps reflète un signe du temps : le succès insolent du cinéma pornographique dans l’hexagone au début de la décennie : « En 1974, pour la seule région parisienne, 128 films de ce genre totalisent plus de 6 millions d’entrées. » (in «L’âge d’or du X», la parenthèse enchantée », par Quentin Girard, publié le 31 janvier 2012 dans Libération).

Lautner surfe sur la vague mais on reste dans la comédie familiale pépère, même si au cordeau : scénar de Francis Veber, Pierre Richard s’appelle donc François Perrin, on reprend Henri Guybet et Miou Miou, on y ajoute l’immense Jean Pierre Marielle et le tout jeune Gérard Jugnot et c’est parti pour la pignolade.

Pas le meilleur film de son réalisateur, On aura tout vu se laisse encore regarder sans déplaisir mais sans passion folle, là où La malédiction vous donne envie d’aller creuser des trous sur la plage pour y enterrer définitivement toutes les copies !

Enfin, et pour être honnête, l’été français et caniculaire se termine par le retour en tête du box office d’ A nous les petites Anglaises (Michel Lang, 1976) qui surfe, lui, sur la réputation de la jeunesse d’Outre Manche de manière très délicate comme on peut le voir dès les premières images de la bande annonce…

la grande classe !

O tempora, o mores

Ce chef d’œuvre, filmé avec les pieds et scénarisé à la truelle sans manche finira néanmoins 3e du box office français 1976 derrière Les dents de la mer (sorti en janvier, voir #1 et #0) et L’aile ou la cuisse (Claude Zidi, que Pierre Richard aurait refusé au profit d’On aura tout vu suite à des retard dans la mise en route du projet).

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