Le BO de l’été #3 : 1977 : il y a bien longtemps…

…dans une galaxie très très lointaine, le briseur de bloc de l’été changeait diamétralement de niveau à peine 2 ans après son invention !

VS

en Irlande, des vioques et des plus jeunes se tournent autour comme des félidés à la fonte des neiges, au bout d’un moment, ils ont mal à la tête…

Star Wars ( George Lucas) VS Un taxi mauve (Yves Boisset)

Si aujourd’hui, l’idée que Star Wars explose tout sur son passage aux États-Unis cet été là et fasse passer le blockbuster estival au niveau supérieur n’étonne plus personne, à l’époque, comme 2 ans auparavant avec Jaws, personne n’y croit.

Même les potes de George Lucas, Brian De Palma et Francis Ford Coppola en tête, tout en reconnaissant l’hommage au cinéma en général (du western au chambarra, du film de science-fiction à la tragédie grecque, en passant par le serial de sci-fi, Star Wars ratisse large), prédisent une catastrophe commerciale… comme quoi, tout le monde peut se tromper ! (d’ailleurs, le coup du rouleau en intro, sur un conseil de De Palma, n’aurait jamais pu passer si les pontes du studio n’avaient pas considéré le film comme une série z voué à l’échec…).

Le film sort d’ailleurs dans 32 salles ( ce qui est ridicule…) sur le territoire des Etats-Unis le mercredi 25 mai puis dans 11 autres salles pour le weekend, ramassant plus de $ 2 000 000 de l’époque dans sa première semaine d’exploitation, il finira l’année à $220 000 000 pour un budget initial de $11 000 000. Pas mal pour un échec programmé !

Alors c’est sûr, coté français, Un taxi mauve d’Yves Boisset—qui a 2 films classés au box office cet année là— domine le BO estival de cette année et il faut bien avouer que, non seulement la postérité du film est beaucoup plus discrète, mais surtout l’incompréhension est totale…le titre est trompeur, on aurait dû le renommer Un taxi mou (ce qui est assez surprenant dans la carrière de l’atrabilaire et vindicatif Yves Boisset qui nous a habitué à mieux, son second film classé au BO de cette même année, Le juge Fayard dit le shérif qui bénéficie des prestations tendues au max de l’immense Patrick Dewaere, du non moins talentueux Philippe Léotard et de la toujours épatante Aurore Clément–une version immédiate de ce qui deviendra 40 ans plus tard La french (Cedric Gimenez, 2014)–est plus dans cette veine-là).

Un taxi mauve finira l’année en 15e place du box office, car le grand succès de l’année, qui n’est ni Star Wars—sortie pour les fêtes de fin d’année, il culminera à plus de 6 millions d’entrée, ni L’espion qui m’aimait (The Spy Who Loved Me, Lewis Gilbert),

le James Bond de cette année là, respectivement 2e et 3e au palmarès, mais bien Les aventures de Bernard & Bianca ( The Rescuers, Wolfgang Reitherman, Art Stevens, John Lounsbery) le premier long metrage d’animation Disney depuis Robin des bois (Robin Hood, Wolfgang Reitherman, 1973) quatre ans plus tôt !

et la légendaire apparition de la seconde 19 de la séquence de décollage !

Publicité

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s